Se préoccuper de l'environnement n'a de sens que si l'homme est placé au centre du débat environnemental, sachant que sa santé dépend du milieu dans lequel il vit.
L'Architecture Environnementale est le résultat d'une quintuple orientation :
Elle réside dans le choix de matériaux et techniques préservant l'environnement à court et long terme.
La recherche se fait très en amont : quelle est la matière première utilisée, comment est-elle manufacturée, transportée, mise en œuvre ? quel est son coût énergétique global ?
Puis en aval : quelle est la nature de ses déchets de chantier, de démolition ?

L'homme passe plus de 80% de son temps à l'intérieur des bâtiments, ce qui en fait son premier biotope : la nature des constructions réalisées a des conséquences directes sur la santé des bâtisseurs, puis des occupants. C'est pourquoi, il est indispensable de concevoir des projets où les conditions de vie respectent l'équilibre physique et psychologique des individus.
L'attention est portée sur la lumière, la qualité de l'air, le choix de matériaux et techniques, exempts de pollution ainsi que leur mise en œuvre et leur comportement une fois en place.
Préparer l'avenir nécessite de concilier deux domaines, si souvent antagonistes, que sont l'écologie et l'économie. Notre réflexion porte sur l'ensemble de la chaîne de la construction, en mesurant les conséquences des choix sur le coût réel à moyen et long terme. Cette approche doit être faite en coût global dans le meilleur rapport entre :
L'INVESTISSEMENT - L'EXPLOITATION - LA MAINTENANCE - LA DURABILITÉ & LA RECYCLABILITÉ en fin de Vie.

L'architecture environnementale utilise le savoir et le savoir faire, elle est dans ce sens un acte civique, micro et macro social.
Développer les ressources locales en utilisant les matériaux et techniques écologiques, économiser l'énergie, recycler… génère des répercutions d'équilibre sur l'ensemble de la population, et contribue au développement durable de la région, du pays et de la planète.
Cette orientation tient compte, à tous les niveaux, d'un "commerce équitable", qu'il soit local, ou mondial.
L'ergonomie est au cœur de la qualité "environnementale" des projets :
L'ergonomie est la recherche du compromis entre le confort, l'agrément et la performance, qu'elle soit individuelle, ou collective dans le cas d'une entreprise.
De ce point de vue, l'ergonomie est focale et synergique : l'entreprise à besoin de personnel en bonne santé, l'individu à besoin d'une société florissante pour vivre correctement.
C'est l'organisation de l'espace au sens large : volumes, lumière(s), matières, fonctionnalité, qui s'ordonnancent pour que l'individu trouve son harmonie dans sa globalité : physique, psychologique, affective, culturelle, historique et prospective.
L'organisation de l'espace ne se limite pas à un poste fixe (véhicule, travail…), mais de façon fractale : au déplacement du corps dans une pièce, un bâtiment, une ville, un territoire.
La beauté des gestes qui seront déployés, implique une conception attentive des espaces, essentiellement aux interfaces : passage d'un niveaux à un autre, dedans/dehors…
Comme il a été vu précédemment, l'ergonomie des espaces crée la fluidité du geste et du déplacement, la répercussion psychologique renforce les bonnes relations sociales.
Un lieu est identitaire à tous les niveaux de l'être, du plus profond au plus superficiel, il est une reconnaissance du symbolisme culturel dans lequel chaque individu baigne depuis son plus jeune âge, en remontant même à la nuit des temps.
Ceci implique au concepteur de laisser une part de créativité aux utilisateurs, - enfants et encadrement - pour qu'ils s'approprient les lieux à leur manière et leur mesure, et maîtrise leur intimité.
La qualité architecturale et constructive, pour un projet recevant du public, est valorisante pour leurs utilisateurs. L'objet n'est plus un seul bien de consommation, mais perçu comme preuve de gratification, qui inspire le respect, gage de pérennité pour les investisseurs.